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Diandra Tchatchouang au service du Cameroun

Diandra Tchatchouang fait une nouvelle fois preuve de générosité. L’arrière des Tango vient de récolter une trentaine de paires de chaussures de ces coéquipières pour un orphelinat de Douala. Elle revient sur cette action.

 

Peux-tu nous expliquer ce que tu fais avec toutes ces chaussures ?

J’avais démarré ça lors de ma première année à Bourges il y a 4 ans. Au début de la saison, j’ai pour habitude de garder les cartons de matériel médical de Noëlle (Matichard, la kinésithérapeute) et de les mettre dans un coin du vestiaire en précisant aux nouvelles joueuses de déposer les baskets dont elles ne se servent plus dedans. En tant que joueuses professionnelles, nous changeons près de trois fois de paires par saison sans pour autant qu’elles soient très usées. Cela peut être très utile à quelqu’un qui en a plus besoin.

 

Où vont partir ces chaussures ?

Ces chaussures partiront au Cameroun, dans mon pays d’origine. Cela me fait plaisir de donner à des gens qui en ont vraiment besoin. Je n’y vais pas tout les étés, mais dès que j’y vais je viens avec un carton de chaussures, et quand ce n’est pas moi, ce sont mes parents qui les emmènent. Le Cameroun, c’est un pays où la pauvreté est malheureusement très présente. Quand on est sur place, on se rend compte qu’on peut aider la population locale par n’importe quel moyen, pas forcément financier, et donc en apportant du matériel. Mon idée est parti de là. Quand j’y vais, j’essaye d’aller un peu partout, je ne reste pas dans la maison de mes parents afin de me confronter à la situation du pays. J’ai pour but à long terme d’aider mon pays d’origine et de créer un orphelinat là-bas. L’été dernier, j’ai eu l’occasion d’aller visiter un orphelinat à Douala et de voir ce dont ils avaient besoin. Les chaussures seront distribuées à cet orphelinat. On ne se rend pas compte, mais ces petits gestes les aident énormément. 

 

Quels sont tes conseils pour quelqu’un qui souhaiterait s’investir dans ces actions ?

Au delà des dons financiers qui ne sont pas forcément accessibles par tout le monde, le matériel scolaire comme des cahiers, des livres qu’on a déjà lu etc… peut énormément aider car l’éducation est un axe prioritaire de développement. On sait jamais, un livre peut changer une vie parfois. Quand tu sais comment les gens vivent là-bas, ces petits gestes aident énormément. Souvent quand les filles me donnent leurs chaussures, elles me disent qu’elles sont sales, qu’elles glissent etc… Mais là-bas, tu peux être sûr que ça va servir à quelqu’un, car ils n’ont pas ce confort.