Olivier Lafargue « j’ai hâte de démarrer »

Le nouvel entraîneur du Tango Bourges Basket s’exprime pour la première fois pour tangobourgesbasket.com depuis l’officialisation de son arrivée à Bourges.

 

Après 13 saisons passées sur le banc de Basket Landes, vous rejoignez les Tango. Comment se sont passées les négociations et surtout qu’est ce qui vous a motivé à rejoindre Bourges ?

On venait de reprendre la saison en janvier, on commençait à parler de la saison prochaine à voir comment on pouvait organiser l’équipe et puis Bourges m’a contacté. Que dire ? Bourges est le plus grand club français, des grands noms d’entraîneurs et de joueuses sont passés par cette organisation. Cela fait forcément plaisir d’être contacté, et ça s’est conclu assez vite sachant que Valérie avait annoncé son départ. J’étais très heureux d’être contacté et surtout choisi par ce club, c’est un honneur.

 

L’effectif a été totalement remodelé à l’intersaison. Comment comptez-vous vous y prendre pour tisser des liens et former un nouveau collectif ?

La première chose est que beaucoup de joueuses françaises qui évolueront la saison prochaine sous le maillot Tango connaissent très bien le championnat de France et les exigences qui en découlent. Dans cet effectif, beaucoup de joueuses ont déjà joué ensemble, que cela soit en sélection, en club ou directement avec moi. Cela prendra évidemment du temps car beaucoup de choses ont changé, mais on va tout faire pour être performants très rapidement. On est à Bourges pour ça.

 

Des objectifs ont déjà été fixés ?

On en a pas beaucoup parlé, mais quand tu viens à Bourges, c’est rarement pour jouer le maintien. Tu sais pourquoi tu viens dans ce club de légende : c’est pour gagner des titres. On va travailler pour ça.

 

Cela sera votre première saison d’Euroleague, comment préparez-vous cela ?

Vous savez quand on prépare des matchs contre le Tango Bourges Basket, Villeneuve d’Ascq ou Montpellier, quelque part on joue l’Euroleague. On sait que c’est le très haut niveau du basket européen et qu’il faut faire face à de très grosses armadas russes comme Ekaterinburg. On doit apprendre de ces matchs là et progresser.

 

Le recrutement de joueuses comme KB Sharp ou Élodie Godin vont dans ce sens ?

Oui, d’autant plus qu’avec Alexia Chartereau, Marine Johannès et Diandra Tchatchouang, on démarrait sur une base d’effectif très jeune. Il est donc très important d’avoir des joueuses d’expérience qui connaissent l’Euroleague et qui apportent leurs connaissance du basket de très haut niveau.

 

À quel type de jeu peut-on s’attendre la saison prochaine ?

L’idée est de défendre dur, ce qui est plutôt la marque de fabrique du club de Bourges, et de relancer vite le jeu. On va essayer d’amener du spectacle et faire plaisir à notre public.

 

Dans quel état d’esprit vous abordez ce nouveau challenge ?

C’est quelque chose qui va être très enrichissant pour moi. J’avais cette peur d’être un peu trop dans le confort à Basket Landes parce que tu connais tout le monde, tu as tes habitudes etc… On a crée de belles choses à Basket Landes pendant 13 ans, on a réussi à le stabiliser en haut de tableau de Ligue Féminine. Mais pour progresser il faut se remettre en danger de temps en temps, ça arrive quand il faut. C’est un club qui a envie de gagner des titres,  qui a envie d’aller chercher toujours plus haut, c’est très vivifiant pour moi. Je hâte de démarrer.

 

Cela fait beaucoup de changements pour l’année prochaine, pour vous et le club. Avez-vous un message pour le public du Prado ?

C’est sur qu’il y a du changement que cela soit sur le banc de touche comme sur le terrain. C’est un nouveau chapitre qui s’écrit pour le club,et on va tout faire pour qu’il soit très beau. J’ai pu voir et même subir l’enthousiasme qui règne autour de ce club et dans ce magnifique Palais des Sports du Prado donc j’espère qu’ils feront subir ça à tout nos adversaires afin de nous soutenir et d’aller chercher toujours plus haut.

 

 

Photo : Bellenger/IS/FFBB